« Le dit du Bouddha – la dignité de la Nature » : retour sur l’exposition de peintures à l’huile de Dong Baichuan à la Maison de thé Shangwen (Paris)


L’exposition « Le dit du Bouddha – La dignité de la Nature : peinture à l’huile de DONG Baichuan », s’est déroulée du 25 au 30 mai 2017 à l’Espace multiculturel Shangwen (4, rue des Goncourt 75011 Paris) annoncé comme un lieu de rencontre entre les cultures chinoise et française…

Dong Baichuan 董百川 (1968- )

« DONG Baichuan est un artiste qui s’inscrit sur la continuité de l’art de la peinture à l’huile, en provenance de l’Occident, de Paris plus précisément […]. Il se permet une grande liberté de choix, tant dans la technique que dans le choix des thèmes… D’où le choix de deux thèmes complètement opposés : l’image du Bouddha, en quelque sorte la divinité et la Nature. Ces deux thèmes se rejoignent cependant « à la chinoise », la Nature étant la divinité de la croyance presque aussi courante que le bouddhisme dans le pays : le taoïsme. Les 40 œuvres exposées sont une exploration unique de la relation entre l’Humain et le Divin par ce peintre qui prend au sérieux sa liberté artistique. […] » (Source : LIU Zhongjun-Thierry)

De gauche à droite : Dong Baichuan, Li Yadong, Liu Zhongjun

L’exposition de peintures à l’huile de l’artiste chinois, Dong Baichuan 董百川 s’est achevée le 30 mai, date qui a correspondu – cette année 2017 – au cinquième jour du cinquième mois lunaire, début de la célébration de Duānwǔ jié  (端午節/端午节), grande fête du Bateau-Dragon. Pas de nez-à-nez avec un dragon, mais des regards, à l’entrée de l’espace multiculturel situé 4 rue des Goncourt à Paris… Regard accueillant de Liu Zhongjun, traducteur et interprète indépendant, co-organisateur de l’événement ; regard de Li Yadong – président et fondateur de la Ligue universelle de l’enseignement de la jeunesse par le cinéma, la télévision, les médias et internet – caméra au poing pour capter les dernières heures de l’exposition en présence de l’artiste et ses échanges avec ses hôtes.

Dit du Bouddha 佛说

Enfin, regards de Dong Baichuan, et de ses bouddhas accrochés dès l’entrée de la maison de thé… Deux salles sur les trois espaces d’exposition accueillent les toiles de bouddhas. De la sculpture la plus ancienne à la plus récente – des Sui, des Tang, des Ming, des Qing, trésors gardés dans différentes provinces chinoises – Dong Baichuan en a saisi au pinceau les traits et les postures sacrés. Guanyin, le bodhisattva (观音菩萨), trône. Masculin ou féminin, il est assis genou replié ou encore debout sur un lotus, auréolée de feu et pourvue de ses bras innombrables. Sereine blancheur du drapé, teint lumineux de cette Guanyin féminine de l’époque des Tang, ci-dessous…

 

Guanyin (huile sur toile de Dong Baichuan)

 

L’artiste précise utiliser les pigments hollandais en raison de leur qualité, de la finesse de leur grain, apportant ici une transparence et un éclat manifestes.

Dignité de la nature 自然尊严

Outre le « Dit du Bouddha », des paysages, réalisées sur le vif lors de voyages dans plusieurs provinces chinoises et à des saisons variées. Paysages enneigés, sous-bois, rizières, scène de labour, coucher de soleil sur l’eau, maison traditionnelle au bord de l’eau encadrée de délicates fleurs printanières roses au premier plan, sont autant d’œuvres réalistes attachées à révéler la « Dignité de la nature » 大自然的尊严.

Scène de labour (huile sur toile de Dong Baichuan)

Dong Baichuan et la « résonance chinoise »

De facture classique, la peinture de Dong Baichuan prend part à la diffusion de la technique à l’huile, héritage de l’Occident – dont l’École supérieure des Beaux-arts de Paris est un centre majeur d’enseignement – réinterprétée à l’aune de la culture chinoise. Dong Baichuan est né en 1968, au Guangdong, dans la Chine méridionale. De renommée internationale, il fait partie des artistes chinois formés à la technique de la peinture à l’huile en Chine, qui participent à « rendre effective la stratégie nationale d’internationalisation de la culture chinoise » telle que l’annonçait la brochure de l’exposition intitulée « Résonance chinoise » de 2016 (du 14 au 30 juillet).  Il a exposé notamment aux États-Unis, à Singapour, à Paris où il a d’ailleurs obtenu en 2016 une médaille d’or au Salon d’art international de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre.

>>> Pour en savoir plus sur l’artiste et ses œuvres, reportez-vous au site: http://kreega.com (administrateur : Liu Zhongjun)

Liu Zhongjun (30 mai 2017)

Merci à Shangwen pour l’accueil chaleureux et la dégustation de thé Pu’er, que je recommande !

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