Franchir le Seuil… (Bernard Thomasson)


Bernard Thomasson

Quel beau mot que celui de « seuil« . Sa musicalité, d’abord, caresse l’oreille avec une certaine volupté, mêlant le sonore et le mouillé ; il part de la langue pour finir sa course à l’arrière du palais. Son écriture, ensuite, forme un élan vers l’avant, de gauche à droite en montant vers le point du « i », puis vers le « l » comme pour une envolée en apothéose. Sa signification multiple, enfin, interpelle ; depuis la géographie du lieu à franchir (la porte ou l’église), en passant par l’espace à l’orée duquel on se trouve (désert ou Himalaya), par l’état qui nous saisit (pauvreté ou crise de nerf), la limite temporelle qui marque une période donnée (apprentissage ou retraite), et jusqu’à des sentiments : « Le seuil, c’est tout l’émoi du départ et de l’arrivée. » index

Par cette petite phrase, l’abbé Jean Plaquevent justifia, en 1935, la création d’une maison d’édition

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