Atiq Rahimi, « La Ballade du calame » : portrait intime


FloriLettres (revue culturelle de la Fondation La Poste) publie ce mois-ci un « Portrait intime » de l’écrivain franco-afghan Atiq Rahimi, ce que ce dernier définit par : « Ce que tu n’es pas est un autoportrait »…

Atiq Rahimi (2010)

Atiq Rahimi (2010)

A l’occasion de la parution de son sixième roman, La Ballade du calame, paru le 26 août aux éditions de l’Iconoclaste, Atiq Rahimi, a accordé un entretien à Nathalie Jungerman. Auteur, entre autres, du roman Syngué Sabour. Pierre de patience (POL, 2008) primé au Goncourt (2008), – dont il fera un film en 2013 -, il témoigne de son expérience de l’exil« Plutôt qu’un récit purement autobiographique, c’est une sorte de méditation, de réflexion sur l’exil qui s’est imposée à moi. » Sans exclure la souffrance qu’engendre l’exil, Atiq Rahimi préfère insister dans l’entretien sur sa dimension de délivrance : « Il ne faut pas oublier cet espace de liberté que vous offre l’exil. » « […] Au-delà du fait de sauver sa vie, son corps, sa famille, l’exil c’est sauver sa pensée. »

Corinne Amar, quant à elle, revient dans son article sur le film Syngué Sabour. Pierre de patience (sortie février 2013) réalisé par Atiq Rahimi et adapté de son roman éponyme – son premier roman écrit en français – avec notamment, dans la distribution Golshifteh Farahani*, Hamidreza Javdan, Hassina Burgan : « Il s’agit d’un conte persan, de ceux qu’affectionne l’écrivain et cinéaste afghan, Atiq Rahimi, parce qu’il y voit une allégorie de sa propre histoire… » souligne Corinne Amar. Là aussi, elle évoque avec sensibilité le roman La Ballade du calame, à propos duquel elle conclut qu’il est le « Journal intime d’un éternel errant qui nous rappelle qu’au commencement était le Verbe. » faisant ainsi écho avec quelques propos d’Atiq Rahimi recueillis par Nathalie Jugerman : « L’alef, le a, c’est d’abord la première lettre apprise dans toutes les langues. Chez nous, cette lettre a une forme simple, verticale. C’est un trait qui ouvre la porte d’une langue. […] Quiconque calligraphie cette lettre, laisse entrevoir quelque chose de son caractère, de sa posture, de son état d’âme. »

FloriLettres consacre par ailleurs une page rassemblant des extraits choisis du roman La Ballade du calame.

La Ballade du calame d'Atiq Rahimi (éditions l'Iconoclaste, 2015)

La Ballade du calame d’Atiq Rahimi (éditions l’Iconoclaste, 2015)

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*Voir à ce propos le roman de Nahal Tajadod, Elle joue, inspiré de la vie de l’actrice Golshifteh Farahani (Albin Michel, 2012).

Liens annexes

Atiq Rahimi, La Ballade du calame à écouter sur  France Culture (émission « Les Bonnes feuilles », 28 juillet 2015)

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>>> Atiq Rahimi sera à la Maison de la poésie le samedi 10 octobre 2015…

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