L’alchimie à l’ère de Carl Gustav Jung (Frank Greiner)


Frank Greiner – professeur de littérature à l’université Charles de Gaulle Lille 3 – replace l’alchimie spirituelle dans son contexte historique et intellectuel.

La période couvre l’apparition de l’alchimie en Occident vers les Xe-XIe siècles, en passant par le XIXe siècle, marqué par les précurseurs de Carl Gustav Jung (1875-1961) – tel Herbert Silberer (1882-1923) -, puis Jung lui-même et ses successeurs, jusqu’au XXe siècle avec le mouvement New Age.

Il est question d’alchimie spirituelle dans cette réflexion menée par Frank Greiner* (un entretien vidéo que j’ai mené avec lui dans le cadre des Archives audiovisuelles de la recherche en 2011), telle qu’elle s’est renouvelée et transformée plus particulièrement par le truchement de la pensée de Carl Gustav Jung (1875-1961), pionnier de la psychologie des profondeurs.

Carl Gustav Jung (1875-1961)

Carl Gustav Jung (1875-1961)

Frank Greiner souligne le rôle important de Jung dans l’évolution de l’alchimie, qu’il va adapter aux représentations modernes de la psyché. A cet égard, sa pensée prépare le terrain d’une rencontre fructueuse entre ce que l’on peut nommer la « tradition ésotérique » et le mouvement New Age qui, à la fin du XXe siècle, travaille à un retour du spirituel en réaction contre les excès de la civilisation industrielle et consumériste.

Frank Greiner

Frank Greiner

*Frank Greiner est agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l’École normale supérieure, professeur à l’Université de Lille 3, rattaché au Centre de recherche ALITHILA (Analyses Littéraires et Histoire de la langue) et au Centre d’études de la langue et de la littérature françaises des XVIIe-XVIIIe siècles.
Ses centres d’intérêts se portent sur la littérature romanesque, l’alchimie et les courants ésotériques des XVIe-XVIIe siècles.

>>> Pour aller plus loin, la revue « Littératures classiques« (Armand Colin) a publié en 2013 un article de Frank Greiner intitulé « Livres alchimiques en quête d’auteurs »…

Revue Littératures classiques

Revue Littératures classiques 2013/1 (n°80)

Résumé de l’article

« Dans les traités consacrés à la fabrication de la pierre philosophale l’anonymat coïncide souvent avec la volonté de rapporter les secrets alchimiques à une tradition primordiale représentée par des figures mythiques (Hermès, Adam, Tubal-Caïn) ou des initiés sans visage. Mais cette vision ésotérique d’une science multiséculaire et impersonnelle doit être nuancée. Au XVIIe siècle, au temps où se constitue la chimie moderne, l’alchimie subit l’influence d’une autre conception du savoir et de sa transmission accordant plus d’importance à l’auteur et à la propriété intellectuelle. On la voit évoluer désormais vers un nouveau régime auctorial visant moins l’anonymat pur et simple que la mise en œuvre d’un art de l’occultation et du mystère. »

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s